Dimanche 19 octobre 2003 :
Café des Sciences sur le thème : " des économies
d'énergie, des économies pour la Planète "
Paul ROCUET de l'association " Ener'Gence " et Nicole
JAQUIN de la société " Délestage "
étaient invités pour intervenir lors de ce premier
Café des Sciences.
Extrait vidéo : Paul ROCUET
L'association ENER'GENCE
Cette Agence de Maîtrise de l'Energie de Brest et sa région
constitue l'un des 3 points info énergie du Finistère. Cette
association informa gratuitement les particuliers sur :
- le choix des énergies
- les gestes au quotidien permettant d'économiser l'énergies
- les moyens de chauffage, l'isolation acoustique et thermique
- les aides et avantages fiscaux
- les économies possibles
- les transports économes en énergie et non polluants
etc
Synthèse de l'intervention d'ENER'GENCE
Paul ROCUET a commencé par rappeler le contexte global. On parle
beaucoup actuellement de réchauffement climatique et d'effet de
serre. Il faut savoir d'abord que l'effet de serre est naturel, et que
sans lui, la température sur Terre serait de -18 °C. Ce sont
les émissions de gaz à effet de serre qui sont responsables
de l'accentuation de ce phénomène. Les scientifiques prévoient
une augmentation de température entre +1,5 °C et +5,8°C
pour la fin de ce siècle. Les conséquences seront très
importantes sur le niveau des océans.
D'autre part les énergies fossiles sont condamnées à
plus ou moins brève échéance, lorsque leurs ressources
seront épuisées : dans 43 ans pour le pétrole (51%
de la consommation), 62 ans pour le gaz naturel, et 63 ans pour l'uranium
(hors Chine et Russie).
Un constat également : à chaque fois qu'on transforme l'énergie,
on en perd. L'énergie électrique a un très mauvais
rendement (30,55%).
Au niveau de la Bretagne, ce sont les secteurs de l'agriculture, des transports
mais aussi du tertiaire et du résidentiel, les plus énergivores.

Les énergies renouvelables :
- l'énergie éolienne a beaucoup de retard notamment par
rapport à l'Allemagne et au Danemark. Le Finistère produit
actuellement 17 Méga Watts, mais il y a encore des problèmes
d'acceptation locale.
- l'énergie photovoltaïque n'est pas très développée,
mais bénéficie d'un prix au kilo Watt/heure très
attractif. En France, 1 kW/h est acheté 0,15 €. C'est moins
qu'en Allemagne. Les aides sont de 0,046 € par kW/h.
- l'énergie solaire thermique utilise l'effet de serre avec des
vitres qui contiennent le rayonnement infrarouge et donc la chaleur,
et la couleur noire qui absorbe mieux le rayonnement visible. Cela permet
notamment de chauffer l'eau sanitaire, et peut fournir 50% des besoins
en énergie pour une année. Pour un chauffe-eau solaire,
les aides sont de l'ordre de 1000 € (1/3 du prix), et le temps
de retour sur investissement est de 10 à 15 ans (soit un temps
plus court que pour le photovoltaïque). A signaler que le Finistère
compte 40 installateurs.
- la Ville de Brest dispose d'un réseau de chaleur issu de la
récupération d'énergie à l'usine d'incinération
du Spernot.
- le bois est aussi une énergie renouvelable. On accuse souvent
au dioxyde de carbone dégagé par sa combustion, mais il
ne faut pas oublier qu'il serait aussi dégagé par sa putréfaction.
Le bilan est donc nul. Cette filière demande encore à
être débloquée.
- pour utiliser la géothermie, la chaleur du sol, il faut aller
assez profond. En effet, il fait 100°C à 5000 m de profondeur.
Il ne faut pas penser à une énergie comme alternative à
toutes les autres. La solution est dans la complémentarité.
La société DELESTAGE
La société DELESTAGE pratique des diagnostics, conseils
et orientations en gestion énergétique et écologique
intégrée. Son Laboratoire d'Energétique Isentropique
effectue des études, des recherches et des démonstrations
- systèmes autonomes d'utilisation du flux solaire
- combustion propre de biomasse
- cogénération solaire etc
Le laboratoire contrôle et mesure également :
- la combustion
- l'énergie
- les performances des nouveaux systèmes
- la radioactivité
- l'électrosmog et la pollution HF
- éclairement etc
Synthèse de l'intervention de Nicole
JAQUIN
Nicole JAQUIN a d'abord expliqué la théorie de " l'Economie
Energétique Isentropique ". La terre est un système
thermodynamique fermé, mais non isolé dans l'espace. Selon
cette intervenante, pour éviter la fin prématurée
du monde, il convient donc de limiter ses besoins énergétiques
à la stricte quantité reçue du soleil et cesser de
puiser dans d'autres ressources, notamment le stock fossile. Parmi les
ressource d'énergies solaire on peut citer :
- La biomasse, cycle de la photosynthèse
- Climatique, rayonnement, vent, courants marins,
- Gravité, hydraulique, marées.
Nicole JAQUIN a aussi rappelé que L'énergie électrique
était l'énergie la plus transformée. Or plus on transforme
l'énergie, plus on augmente entropie (dissipation de l'énergie).
Ce source d'énergie relève donc du gaspillage. La Géothermie
a également une très forte entropie.
D'autre part, la vapeur d'eau est l'un des principaux gaz à effet
de serre. Lorsqu'on songe que les centrales nucléaires rejettent
justement de la vapeur d'eau, il ne peutr s'agir d'une énergie
sans impact sur l'effet de serre et le changement climatique.
Concrètement, pour économiser l'énergie dans la maison,
il convient donc :
- de supprimer l'inutile
- d'optimiser autant que possible
- de changer de procédé à l'occasion d'une rénovation.
Les questions du public
Parmi les questions posées par le public, des question sur les
installateurs de système à économie d'énergie
au salon " habitat Expo ", des questions sur les lampes basse
consommations : pourquoi ne sont-elles pas plus esthétiques, peut-on
se fier à toutes les marques, une question sur les économies
d'énergie en ville et en habitat collectif : comment contribuer
à économiser l'énergie dans ce cas ?, etc
A toutes fins utiles, signalons qu'apparemment, les lampes basses consommations
dont le prix d'achat est inférieur à,10 € environ n'ont
pas une durée de vie très longue (2 mois parfois). D'autre
part, toute proportion gardées, vivre en ville (habitat collectif,
transports en commun etc
) consomme moins d'énergie que d'habiter
une maison à la campagne.
Le bilan de ce premier Café des Sciences
Une quarantaine de personnes étaient présentes. 23 personnes
ont répondu à un questionnaire nous permettant d'évaluer
cette intervention et de l'améliorer.
Il apparaît que la formule du café des Sciences et les créneau
horaire du dimanche matin ont satisfait la quasi-totalité du public.
Le petit déjeuner biologique a été très apprécié.
Toutefois, les personnes présentes ont regretté que le temps
imparti aux questions n'est pas été plus long. La partie
vraiment concrètes sur les économies d'énergie à
la maison n'a été abordée qu'en fin de séance.
Prochains thèmes classés par ordre
d'intérêt croissant
1- l'eau, une ressource à préserver
2- les déchets et le recyclage
3- la " mal-bouffe " et l'agriculture biologique
4 et 5 à égalité : le changement climatique et les
O.G.M.