1960, Quimper, préfecture du Finistère, passe de 17 000 à 60 000 habitants par sa fusion avec trois autres communes : Kerfeunteun, Penhars et Ergué Armel. Quimper est aujourd'hui la ville la plus importante du sud Finistère.
Le quartier d'Ergué Armel est le plus important de la commune
au point de vue géographique, et de population. Il représente
une superficie actuelle de 8 kms sur 5 kms soit une surface totale de
40 km2. La notion de quartier comme étant un lieu fini et de proximité
est difficilement applicable à Ergué Armel.
L'hétérogénéité de la population, des
habitations, des modes de vie est telle que les nouveaux habitants (nombreux,
puisque 1 habitant sur 2 n'habitait pas le quartier en 90) n'ont qu'une
notion assez vague du quartier d'Ergué Armel.
Par contre d'un point de vue institutionnel le quartier d'Ergué Armel est considéré comme une unité de la Ville de Quimper.
Il est à noter que le découpage historique des différents micro-quartiers ne correspond pas aux délimitations que l'INSEE a mis en place pour la réalisation des Iris.
A l'intérieur du quartier des ronds points de grandes tailles ainsi que des axes de circulation importants morcellent l'espace.
Au sud du quartier les micro-quartiers de " Ty Bos ", " Le Bourdonnel ", les " Petit et Grand Guélen ", sont encore actuellement les moins urbanisés et les plus éloignés du centre ville de Quimper. Ils sont probablement amenés à s'étendre dans les années à venir.
La partie la plus au Nord du quartier se compose des micro-quartiers
du " Braden, Kervir, Kergoat, Locmaria, Prat Maria, La Tourelle,
Pen Ar Stang " ; elle est beaucoup plus urbanisée et assez
proche du centre ville de Quimper. Pourtant, au sein de ces micros-quartiers,
les caractéristiques en terme d'urbanisation sont très différentes.
" Kervir et Kergomard " font partie des plus anciens micro-quartiers
d'Ergué Armel ; construits avant les années 1930, ils font
totalement partie du tissu urbain Quimpérois et sont essentiellement
composés de maisons individuelles ; il n'existe que très
peu de logements collectifs.
Locamaria, Prat Maria, sont de construction plus récente (sauf
le pourtour du prieuré de Locmaria) puisque construit depuis les
années d'après guerre. Ces micro-quartiers sont aussi très
proches du centre ville et en même temps les plus éloignés
du bourg historique d'Ergué Armel.
Ils sont aussi essentiellement composés de maisons individuelles,
cependant à Prat Maria, il faut noter la présence d'un ensemble
de logements collectifs construits au début des années 1960
et qui regroupe environ 320 logements dont 37 pavillons et 284 appartements,
c'est " la résidence de Prat Maria ", nous en reverrons
certaines caractéristiques lors du diagnostic de quartier.
D'après la légende, Ergué Armel, est situé sur une partie des terres d'un ancien riche seigneur qui possédait un immense territoire. A sa mort ses terres furent divisées entre ses deux fils, l'un s'appelant Gabéric et l'autre Armel. Ce qui donna les nom des deux communes d'Ergué Gabéric et d'Ergué Armel.
La cité d'Ergué Armel semble connaître depuis de
nombreuses années une expansion de type exponentielle, en effet
en 1800 la commune comptait 967 habitants et 9049 en 1954 soit une multiplication
par 10 de sa population en 150 ans. En 45 ans (entre 1954 et 1999) la
population d'Ergué Armel s'est multipliée par 2,5.
Ergué Armel change de statut et devient un quartier du nouveau
Quimper en 1954. Il reste un lieu de passage, et s'ouvre vers une population
sans cesse croissante.
A l'époque où Ergué Armel était une commune, seuls les quartiers de Locmaria et Prat Maria à l'ouest, Kervir et Kergoat à l'est et le centre bourg étaient urbanisés. Le reste du quartier est alors composé de champs de cultures et du bois de Kéradennec.
Entre les années 1960 et 1970, ce sont essentiellement les quartiers
les plus proches du centre ville qui seront développés,
en aménageant Prat Maria, Locmaria, et le haut du Fruggy les promoteurs
de la ville commence à dessiner les contours actuels du quartier.
A partir des années 1970, et surtout dans la deuxième moitié
de la décennie le Braden commence à être urbanisé
ainsi que le Bourdonnel.
Le début des années 1980 verra le quartier du Braden achever
sa première période de construction, ainsi que la zone commerciale
de Kerogan.
51% des logements du Braden seront construits pendant les années
1990, et achèveront le micro-quartier.
Cependant, ceci ne marque pas la fin de l'aménagement de l'ensemble d'Ergué Armel, puisqu'il est envisagé pour les années à venir l'extension du quartier par le sud. Dans un avenir proche du côté du Bourdonnel, puis ensuite du côté de Keradennec. Déjà le quartier de Ty Bos a vu sa population augmenter de manière significative depuis deux à trois années.
Un certain nombre d'associations sportives existe aussi sur le quartier avec plus ou moins d'envergure, les plus connues sont :
L'ensemble de ces structures associatives sportives dispose d'une halle
des sports et plusieurs gymnases sur le quartier pour mettre en place
leurs activités.
La piscine ludique de Quimper est située à Creac'h Gwen
au sein d'un espace aménagé pour la pratique sportive, de
loisirs, et d'activités très diverses comme le roller, le
tennis, le foot etc
2 - Les offres de services
L'ensemble des services sont présents sur le quartier avec un
bureau de poste, une mairie annexe. L'hôpital Laennec est situé
au cur d'Ergué Armel, la CAF du Sud Finistère possède
aussi son siège sur le quartier, à proximité de l'ancien
centre bourg d'Ergué Armel et de la MPT.
Le centre universitaire, l'IUT et l'Isuga proposent une diversité
de formations qui attire de nombreux étudiants sur le quartier
pour se loger.
Concernant la garde des enfants une offre conséquente de moyens
sont à disposition des familles :
En terme d'aide sociale, un foyer pour nouveaux arrivants, un foyer de
vie pour adultes handicapés, une antenne de la DPAS et le service
de prévention spécialisée, peuvent prendre en charge
les diverses situations des familles les plus précaires.
Le quartier possède 2 des 3 plus grands centres commerciaux de
la ville, dont un situé entre le centre ville et le quartier de
Prat Maria.
12 zones industrielles et/ou commerciales viennent compléter les
offres de services commerciaux du quartier, sur une superficie de 338,43
ha, soit 66,3 % des zones industrielles et commerciales de Quimper.
La population totale du quartier est à l'image de sa géographie.
Elle représente à peu près un tiers de la population
quimpéroise avec ses 21 377 habitants. Elle a un solde migratoire
positif de 1761 habitants entre 1990 et 1999, ce qui revient à
dire que la population Arméloise a augmenté de 9% en 10
ans, alors que dans le même temps la population quimpéroise
augmentait de 6,4%.
C'est un quartier qui a connu et qui connaît depuis le début
des années 1980 une forte urbanisation et augmentation de population
(voir Les grandes étapes de l'urbanisation du quartier).
Sur l'ensemble du quartier 33% de la population a moins de 25 ans, ce qui est comparable à l'ensemble de la ville. Par contre, compte tenu de la superficie d'Ergué Armel, il existe des disparités importantes d'un micro-quartier à l'autre.
Le Braden/St Laurent (Iris 113), est l'Iris le plus jeune de Quimper
avec une moyenne d'âge de 30 ans. A titre indicatif, la moyenne
d'âge quimpéroise est de 38,8 ans.
Il y a 7 iris du quartier qui oscillent autour de la moyenne d'âge
quimpéroise.
Cette jeunesse du quartier n'est pas sans incidence sur sa vie, notamment sur le micro-quartier du Braden où les intervenants sociaux sont souvent sollicités pour établir des médiations entre les adultes et les jeunes.
Les données chiffrées de cette partie sont issues du recensement INSEE 1999 et d'une étude CAF réalisée en 2001.